Lundi 20 février 2012
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10:05
Voyageuse solitaire
sous les vents contraires
je suis ces autres vies
que je ne verrai pas
je franchis les barrières
sous les cils des paupières
Je refais les voyages
dont j'ai souvent rêvé
je vis les jours sans compter
je suis là où rien ne s'écrit
et j'écris pour aller plus loin
Je suis la passagère
de tant de regrets
une poupée cassée
qu'on ne jette jamais
toutes ces lettres
aveu des étreintes passées
Voyageuse solitaire
dans le silence des prières
je suis tous ces mots
que je n'ose pas
je pleure le bonheur perdu
là au bout de mes doigts
Lilie
Samedi 18 février 2012
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00:02
Respirer, te respirer ce soir , demain, encore
sur cette mer lisse en lueurs, promesses d'alliance
après la noyade des âges mal vécus.
Nos mains se cherchent, nos coeurs s'attardent dans le noir
où s'écrit de nos doigts le chemin creusé des flots naissants.
Dans l'écho de nos yeux se lit l'avenir d'un rêve que l'on chuchote.
Dire ces mots douleur, ces mots remèdes
ces mots amour, ces mots toujours à grand coup, à tout coup.
Etre devant, derrière, tout autour
danser, dans ces , denses et pousser , s'étendre , envahir notre terre
sans s'enraciner.
Et dedans une vie, notre vie , ce silence où parlent les signes
conjugué au singulier d'entre draps.
Lilie
-
Publié dans : Au verbe aimer
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Mercredi 15 février 2012
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09:24
Te souviens tu de moi?
Ce reflet inconnu et ténu.
Dans la main humide de l'aube
Je te rejoins au noir de l'encre.
Songeuse d'un passé qui m'oublie.
Ivres délices.
Sur ton âme et sur la mienne
tout se dit et se relit,
tout meurt et revit.
Reviens de la nuit,
des étangs trops profonds
poser tes lèvres aux battements
de mes veines.
Baisers murmures
d'une promesse éternelle
dans le pli de tes ailes.
Des gestes délaissés
entrouve un chemin
loin des marbres froids.
Comme un vent glacé d'alors
je t'attends.
Nul silence embué,
ni larme mensongère.
Les ombres noires du temps
fleuries d'échardes
entre nos doigts en pleurs
se sont perdues.
La rose est poésie
quand tu m'emplis de toi
Avançons mon ami,
Tombe dans le lointain la croix
Un jour il n'y aura plus.
Lilie
Samedi 11 février 2012
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15:03
Tu es la mémoire
les soirs d'oubli
quand l'insomnie
décompte les heures
Tu es le miroir
ce monde d'aveux
le vrai dans la glace
sous les rires et sous le fard
Tu es le reflet
cet accord parfait
qui chasse tous les ratés,
les quiproquos,tous les faux pas
Tu es la lumière
parmi les ombres d'hier
au plus profond de la foule
dans la pluie des larmes où l'on coule
Tu es le chemin
le songe confidence
la nuit complice
la trame de ma vie où tu te glisses
Tu es cet écho
dans mon désert
tu remplis l'absence
au creux de mes silences
Lilie
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Publié dans : C'est mon espoir
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Samedi 11 février 2012
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11:05
Encore un jour
où le temps bascule
Seule ,
à la table de ce café
le regard hagard
le peu de réflexion
l'enserre à l'étouffer
Ne laisser rien paraître
de ce mal être
cette vie genuflexion
L'horizon est fou
le silence tranquille
La vie à petit souffle
sort de son corps
Que faire ? quand les larmes
rendent les yeux troubles
que l'âme se meurtrit
que la froideur des gouttes
glace l'amour qu'en elle
elle porte
Elle regarde le temps passer
le regard figé
les jeux sont faits
Le mal quand il chope
jamais ne la ramène
L'orage gronde dans l'âme
abuse la logique
le doute tortueux s'installe
ne laissant que peu de place
Parlez !
elle ne vous entendra pas.
Lilie
Vendredi 10 février 2012
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16:00

Il y a des jours qui jamais ne finiront
des jours comme ça
On se réveille avec un coeur si bas
De peur en peur,
lassé au fond du lit de désespoir
Il y a des jours qui trépassent,
des jours tristes et noirs
à l'heure des au revoir
Tout s'oppose si l'on s'expose,
le cafard au miroir,
où la douleur s'exhale
et bat la mesure
Cette peine qui s'écoule
submerge et gangrène,
le coeur noyant ,
au temps de chien
L'horizon s'est flètri, voilé
les couleurs étiolées
aux pulsions des maux ,
où s'ancrent nos regards
éclairant nos trop tard
Tous ces rendez vous
donnés sans se trouver
Comme l'espèrance est violente
dans ces jours qui s'en vont
où je demeure sans toi
Il y a des jours, il y a des lunes
Il y a ces heures d'amertume
qui prolongent les pourquoi
Au sombre de l'oubli,
il y a toutes ces questions
que je ne poserai pas.
A toi mon amie, Isabelle, partie trop tôt emportée par la leucémie...tu as su par tes mots, ton coeur immense tant m'apporter ..tu t'es battue avec tant de courage contre la
maladie, jusqu'au bout....
je lève les yeux au ciel et je vois ton étoile scintiller à jamais
je sais que certains d'entre vous la portait fort dans leur coeur
n'oublions pas de donner notre sang, nos plaquettes..notre moèlle osseuse
n'oublions pas de donner toujours
lilie
Vendredi 10 février 2012
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10:06
Au loin le tonnerre gronde
Un éclair qui claque
me dit la peur du monde
Qui peut voir mes pleurs sous la pluie
Je nage dans la lie de mon esprit
La bruine descend le long du mur
elle est seule vraiment
et n'a comme armure
que son ombre seulement
Elle titille le bas des volets fermés
Craquement feutré
Discret chant, parfum sombre
Elle frôle ma vie
telle une caresse complice
Qui peut voir mes pleurs sous la pluie
tandis que ma plume s'assêche
qu'à l'amour plus rien n' arrime
tout se dérobe entre les mailles du temps
Au loin le tonnerre gronde
Un éclair qui claque
me dit la peur du monde
Et si je pleure devant toi
mon cri tu ne l'entendras pas
je ne serai que de l'eau
qui tombe sans bruit
tu resteras passif , tes rimes démolies
Qui peut voir des pleurs sous la pluie
Vendredi 6 janvier 2012
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10:04
Si tu étais dans ma tête
tout serait moins compliqué
Tu saurais que je n'ai pas
d'autres coeurs à croiser
Que lorsque je m'enfuis
en pressant le pas
c'est que je viens vers toi
Tu entendrais mes phrases muettes
où je dis et redis "je t'aime"
Tu saurais quand j'ai froid, j'ai peur
dans ce dédale des oubliés
à la merci de mon geôlier
Aurais tu la clé
pour enfin me délivrer....
Si tu étais dans ma tête
tout serait moins compliqué
Tu comprendrais mes écrits durs
sans concessions,ni fioritures
mon âme épure
Que le temps me pèse
que le poids s'alourdit
quand les joies se taisent
Serais tu mon preux chevalier
coeur diamant, armure d'acier
Viendrais tu croiser l'épée
pour enfin me libérer...
Si tu étais dans ma tête
tu saurais que quand on sait aimer
il n'est aucun obstacle
qu'on ne peut surmonter.
Lilie
Vendredi 26 août 2011
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/2011
21:08

Tombe la pluie
Lessive mes blessures
Délave mes vieux démons
Eteint le feu de mes larmes
Tombe la pluie
Décolore ma toile noire
Harmonise en clapotis
Les vibrations de mon coeur
Tombe la pluie
Que je devienne semence
Que la sève s'égoutte dans mes veines
Coule l'espoir d'une vie sans peines.
Tombe la pluie....
Tombe la pluie...
Tombe la pluie....
Lilie
Mercredi 29 décembre 2010
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09:59
Entends tu ces fous qui veulent nous détruire ?
Non, ce n'est point l'orage qui gronde et fait trembler les murs, mais l'envie de nous qui fait rage. L'amour cavalier, sans armure,enserre nos bras,cueille nos lèvres . Les mots osent
l'indécence des pensées non vécues,libérant la conscience des manques retenus.
Entends tu ces fous qui veulent nous détruire?
Oui, voyager sur nos textes pour figer ces pensées que l'on veut libérer. Flotter, ressentir cette légère oppression. Vis, bats mon coeur! Plus de souvenirs, plus de rancoeur. S'aimer à grand
bruit de paupières dans la transparence de l'oubli.
Entends tu ces fous qui veulent nous détruire?
Nos rêves s'accrochent à nos phalanges .De mille saveurs, ne retenir que celle qui nous touche lorsque nos bouches s'effleurent. Ne ressentir rien
de faible, rien de cruel mais tout ce qui est beau. Avec ce petit air de rien ou cet air de tout.Vivre l'air du temps, l'air du vent.
Entends tu ces fous qui veulent nous détruire sans savoir que toi et moi marchons sans crainte sur l'indéchirable.....
Lilie
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Publié dans : C'est mon espoir
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