Texte Libre
En mémoire de Iona ,
n'oublions pas d'allumer nos rêves chaque soir
Pour aider Sophie (un cas bien réel), atteinte de sclérose en plaques, à trouver un logement décent , un petit clic chez Josée , merci
http://www.lejournaldesvoyages.com/
Mots figés
dans des larmes
retenues.
Captifs
de désirs déçus
Mots trop courts
pour s'habiter
soi même
sortir
du malaise
de l'absurde
Mots déguisés
sous un air détaché
mots dérisoires
pour ce qui reste
à écrire
de l'histoire
berce ma barque
sur la crête des vagues
déploie vite tes voiles
berce toujours
sous la caresse du vent
obéis toujours au gouvernail

Mon ami Stéphane , atteint de myopathie (dans mes liens) m'envoie ce message que je m'empresse de diffuser.Merci de signer ce pacte "ni pauvre, ni soumis".Merci de votre soutien.Lilie
A l’aube d’une
marche rassemblant plusieurs milliers de personnes en situation de handicap et de maladie invalidante pour l’urgence d’un revenu d’existence décent, le président de la République annonce une
revalorisation de l’Allocation Adulte handicapé de 5% en 2008. Le mouvement Ni pauvre, ni soumis réagit : le compte n’y est pas !
La situation est grave : des centaines de milliers de personnes en situation de handicap, atteintes de maladie invalidante ou victimes d’accident du
travail, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre toute leur vie sous le seuil de pauvreté.
Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » revendique, pour ces personnes, un revenu d’existence décent, c’est-à-dire un revenu personnel égal au montant du Smic brut pour les personnes qui ne peuvent
pas ou plus travailler.
Parce qu’entre handicap, maladie et pauvreté, il y a un intrus que l’on peut supprimer tout de suite ;
Parce que la valeur « travail » ne peut concerner que celles et ceux qui peuvent effectivement travailler ;
Parce que les personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante sont citoyennes à part entière et ne peuvent plus accepter l’assistanat ;
Parce qu’un projet de société qui ne permet pas à chacun de pouvoir formuler et mettre en œuvre ses projets n’est que le projet d’UNE société, dont à l’évidence de nombreuses personnes en situation de handicap ou atteintes d’une maladie invalidante sont exclues ;
Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que le projet de société qui nous est proposé change profondément pour prendre en compte l’ensemble des citoyens ;
Parce que soutenir « Ni pauvre ni soumis », c’est faire en sorte que les valeurs de solidarité, de participation, de non-discrimination, de respect et de dignité cessent d’être des mots dans le discours de nos politiques ;
Parce que les valeurs qui nous sont communes et ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous distingue ;
Je signe le pacte de soutien au mouvement « Ni pauvre, ni soumis » !
Toutes les signatures accompagnées du pacte seront remises à l’Elysée le 29 mars 2008 à la suite de la marche citoyenne et apolitique, par une délégation de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante.
Pour signer le pacte, rendez-vous ici. http://pacte.blogs.apf.asso.fr/sign.html Amicalement. Stéphane
pour plus d'informations rendez vous sur ce lien merci
http://www.nipauvrenisoumis.org/
Samedi 18h50
Je vous mets en ligne le discours de
Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France lors du rassemblement de la marche citoyenne et apolitique de ce samedi 29 mars
2008, place de l'Opéra.
Chers amis !
Vous êtes venus, vous êtes tous là. Là sur cette place de l’Opéra, à Paris,mais là, aussi, par la pensée ! Car si nous sommes aujourd’hui plus de 30 000 personnes, c’est sans compter tous ceux
qui n’ont pas eu la possibilité de se joindre à nous, pour des raisons de santé ou d’impossibilité à se déplacer. Pour chacune et chacun d’entre vous, ce sont 5 ou 6 autres qui n’ont pas pu faire
le déplacement. Nous aurions pu être en réalité 200 000 !
La France qui s’est levée tôt, elle est là aujourd’hui ! C’est vous,c’est nous tous !
La France impatiente, qui veut des réformes, et vite ? C’est encore nous !
La France qui pense qu’ensemble tout devient possible ? C’est nous aussi !
Nous sommes là parce que le pays des droits de l’homme doit être le pays des droits de tous les hommes et ne doit pas devenir le pays des droits de l’homme en bonne santé. Nous sommes là pour que
nos droits soient respectés, pour demander des comptes et exiger le changement.
Nous sommes là, nous, ni pauvres, ni soumis, pour dénoncer les conditions de vie indignes dans lesquelles nous vivons. Parce que pour nous, aujourd’hui, en France, le pouvoir d’achat, c’est le
pouvoir de rien. Parce que pour nous, le seuil de pauvreté commence au pas de notre porte. Parce que pour nous surtout, les caisses sont vides ! Nous sommes ici parce que les titulaires de
pensions d’invalidité et de rentes accidents du travail sont encore oubliés ! Nous sommes là parce que si nous sommes parents d’un enfant handicapé nous avons peur pour son avenir ! Nous sommes
ici parce que si l’on travaille en ESAT nous n’avons toujours pas le SMIC pourtant promis depuis des années ! Nous sommes là parce que si l’on vit en maison d’accueil spécialisée il nous reste 60
Euros par mois ! Nous sommes ici parce que si l’on vit en foyer de vie il nous reste 180 Euros par mois !
Nous sommes là parce que si l’on vit chez soi on ne nous promet même pas le seuil de pauvreté et qu’il faut vivre avec moins de 21 Euros par jour ! Nous sommes ici parce que si l’on a la chance
de vivre en couple, cette somme sera réduite ou supprimée en fonction des ressources de son conjoint ! Nous sommes là, nous, les oubliés, les exclus. Pour montrer notre détermination à un
pouvoir qui ne nous voit pas. Pour parler avec force aux oreilles d’un pouvoir qui ne nous entend pas. Pour démontrer notre résolution à un pouvoir qui ne nous comprend pas. Pour aller vers un
pouvoir qui ne souhaite pas venir à nous. Nous sommes là pour défendre une autre vision de la société que celle que l’on nous impose. Une société qui ne dirait pas « vous ne pouvez pas travailler
donc vous n’êtes rien ». Une société qui ne réduirait pas l’homme à sa capacité de travail. Une société qui réunirait plutôt qu’elle n’oppose. Une société dans laquelle chacun aurait sa place,
chacun serait acteur et citoyen. Une société qui ne maintiendrait pas des centaines de milliers de personnes dans un assistanat aussi inefficace qu’humiliant. Une société qui substituerait enfin
la citoyenneté à la charité. Nous sommes là enfin parce que les valeurs de solidarité ne sont pas solubles dans la valeur travail qui ne concerne que celles et ceux qui peuvent effectivement
travailler !
Ce samedi 29 mars 2008 est une date historique. Historique par la nature même de votre mobilisation. Historique par la force de notre mouvement. Historique par la conviction et la détermination
que vous exprimez. Ce ras-le-bol, cette exaspération que nous portions depuis si longtemps, nous les avons transformés en énergie. L’énergie de poursuivre le combat et de rassembler encore autour
de nous tant que nous ne serons pas entendus. L’énergie d’avancer, de promouvoir une société solidaire, juste et non-discriminante. De l’énergie du désespoir, peut-être sommes-nous passés à
l’énergie de l’espoir. Grâce à vous et avec vous, il y a eu un « avant 29 mars 2008 », et je vous le promets il y aura un « après » ! J’ai encore 2 petits mots à vous dire : Merci et Bravo
Jean-Marie Barbier

Tombe la pluie
Lessive mes blessures
Délave mes vieux démons
Eteint le feu de mes larmes
Tombe la pluie
Décolore ma toile noire
Harmonise en clapotis
Les vibrations de mon coeur
Tombe la pluie
Que je devienne semence
Que la sève s'égoutte dans mes veines
Coule l'espoir d'une vie sans peines.
Tombe la pluie....
Tombe la pluie...
Tombe la pluie....

Toucher l'invisible
s'envelopper des parfums du silence;
dans cette transparence
se garder à l'abri du temps
sentir que tout est éternel vraiment
Toucher l'invisible
substance indicible
danser avec la lune amovible
figurer l'infigurable
sentir que tout est palpable
Toucher l'invisible
plonger dans les abîmes
dans ses tiroirs intimes
retrouver l'envie de vivre
sentir que tout est équilibre.

Coucou les amis
Suite à un accident de travail jeudi, eh oui lilie a reçu un coup de ballon sur la nuque, je me vois contrainte de faire de nouveau une petite pause.J'ai un torticolis traumatique,ce qui rajouté à la maladie musculaire, occasionne de fortes douleurs.Rassurez vous aujourd'hui je vais mieux
A bientôt
Portez vous bien
Lilie

J 'attends. Le vent gémit. Le soir vient.
J'attends. Le vent gémit. Le soir vient. L'heure sonne.
Mon cœur impatient s'émeut. Rien ni personne.
J'attends, les yeux fermés pour ne pas voir le temps
Passer en déployant les ténèbres. J'attends.
Cédant au sommeil dont la quiétude tente,
J'ai passé cette nuit en un rêve d'attente.
Le jour est apparu baigné d'or pourpre et vif,
Comme hier, comme avant, mon cœur bat attentif.
Et je suis énervé d'attendre, sans comprendre,
Comme hier et demain, ce que je puis attendre.
J'interroge mon cœur, qui ne répond pas bien...
Ah ! qu'il est douloureux d'attendre toujours — rien !
Le soleil se receuille sur les stèles
où des coeurs anonymes
battent au rythme des fleurs fécondes.
Dans ce jardin fleuri
reposent les souvenirs
qui les retiennent à la vie.
Dans les rêves des lendemains
des noms chèris reviennent
combler en silence
la douleur des chrysanthèmes.
A mes chèrs disparus
Il faut vivre sa vie, avancer,
construire, bouger, aller de l'avant.
Essayer toujours de proposer.
mais ne pas lutter contre les autres,
ni les contraindre ni les forcer.
Il faut s'ouvrir aux autres,
leur donner sa chaleur,
leur apporter la joie et donner son amitié.
Il faut faire la fête.
Il faut faire briller le soleil que chacun d'entre nous
a dans son coeur. Il faut rayonner.
Mais il faut respecter l'espace de l'autre,
il faut garder ses distances, ne pas l'envahir,
et ne pas réclamer son attention.
A ce prix tu pourras gérer les choses,
tu pourras structurer, équilibrer.
Sans intransigeance, sans rien imposer.
Alors tu rencontreras l'amour.
Il faut s'émouvoir, pleurer et ressentir.
Il faut s'ouvrir à ses émotions.
Il faut être tendre avec les autres.
Mais il ne faut pas pleurer sur l'enfant qui reste en nous.
Et ne pas se paralyser.
Il faut un temps pour le recueillement,
un temps pour le repli, pour la solitude.
Il faut un temps pour apprendre, pour faire le point,
pour comprendre.
Un temps pour la profondeur.
Mais ce que tu auras appris,
il te faudra l'enseigner et ne pas l'imposer.
Ne pas entrer dans l'intolérance.


