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Texte Libre




En mémoire de
Iona , n'oublions pas d'allumer nos rêves chaque soir

 

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Pour aider Sophie (un cas bien réel), atteinte de sclérose en plaques, à trouver un logement décent , un petit clic chez Josée , merci

http://www.lejournaldesvoyages.com/

 

 

 

 

 

Mercredi 12 mars 2008
L'ÂME SOLITAIRE (extraits) albert lozeau




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J 'attends. Le vent gémit. Le soir vient.



J'attends. Le vent gémit. Le soir vient. L'heure sonne.
Mon cœur impatient s'émeut. Rien ni personne.
J'attends, les yeux fermés pour ne pas voir le temps
Passer en déployant les ténèbres. J'attends.
Cédant au sommeil dont la quiétude tente,
J'ai passé cette nuit en un rêve d'attente.
Le jour est apparu baigné d'or pourpre et vif,
Comme hier, comme avant, mon cœur bat attentif.
Et je suis énervé d'attendre, sans comprendre,
Comme hier et demain, ce que je puis attendre.
J'interroge mon cœur, qui ne répond pas bien...
Ah ! qu'il est douloureux d'attendre toujours — rien !

Samedi 20 octobre 2007

 

je ne vous parle pas de sombres lassitudes

qu'on a lorsque le corps harassé d'habitudes

n'a plus pour se nourrir que de pâles raisons

lorsqu'on a fait de soi son unique raison

 

lorsqu'on a rien à perdre ,à vaincre ou à défendre

cette fatigue là est mauvaise à entendre

elle fait le front lourd ,l'oeil morne et le dos rond

et vous donne l'aspect d'un vivant moribond

 

mais se sentir plier sous le poids formidable

des vies dont un beau jour on s'est fait responsable

savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains

savoir qu'on est l'outil,qu'on est le lendemain

 

savoir qu'on est la source

aider une existence à continuer la course

et pour cela se battre à s'en user le coeur

cette fatigue là c'est du bonheur

 

et sûr qu'à chaque pas ,à chaque assaut qu'on livre

on va aider un être à vivre ou à survivre

et sûr qu'on est la route et le port et le gué

où prendrait -on le droit d'être fatigué?

 

la fatigue c'est un prix toujours juste

c'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes

c'est le prix d'un labeur,d'un mur ou d'un exploit

non pas le prix qu'on paie mais celui qu'on reçoit

 

 

 

 

 

 

Robert Lamoureux

Mardi 16 octobre 2007

Si on pouvait rassembler de tous les coins du monde tous les mots que l'on a jamais osé dire.On pourrait  en faire une longue chaîne qui ferait le tour de la terre.

Tous ces mots emprisonnés depuis si longtemps et qui pourraient enfin prendre le chemin de la liberté

Mots lourds qui oppressent et qui deviendraient légers une fois libérés.

Tous les mots d'amour jamais prononcés ou qu'on ne répète plus parce qu'on les a déjà dit une fois.

Mots de tendresse qu'on est géné de dire parce qu'on n'y a pas été habitué ou qui nous paraissent sans importance.

Mots d'encouragement qu'on néglige et qui pourraient redonner le goût de vivre et d'agir

Mots d'explication qui dénoueraient les malentendus et  qui délivreraient de l'orgueil

Mots d'apaisement qui feraient oublier la tristesse

Mots simples qui rappeleraient les petits bonheurs qui parcellent nos vies et qu'on ne voit pas toujours

Tous ces mots qu'on enferme,ou auxquels on est indifférent ,trop pris par ses propres difficultés ou maladroits en leur compagnie

Tous les mots rentrés et qui pèsent tant ,et qu'on tait par faiblesse croyant que c'est pour ne pas blesser,qui deviennent silence douloureux ou colère qui cherche à s'exprimer différemment en gestes ou en attitudes

Comme tout ce qui vit,les mots ont un caractère d'ambiguité qui les rend capables du pire comme du meilleur.

Les mots sont beaux en eux mêmes.Certains sont de vrais poèmes.

Mais c'est le coeur ,bon ou mauvais,qui les transforme et leur donne toute la densité,leur puissance d'expression.

Mots inoffensifs quand il sont seuls,mais qui à l'instar des humains , deviennent bêtes ou cruels quand ils s'associent pour attaquer.

Quand ils passent par un coeur ouvert ou généreux,ils peuvent apporter la paix,la compréhension,le pardon,l'explication et rétablir l'amitié compromise et parfois même rebâtir l'amour qui semblait détruit à tout jamais.

N'ayons pas peur des mots

 

Auteur inconnu

 

Mercredi 10 octobre 2007

 

 

 



J'écris des mots bizarres
J'écris des longues histoires
J'écris juste pour rire
Des choses qui ne veulent rien dire.
 
Ecrire c'est jouer

J'écris le soleil
J'écris les étoiles
J'invente des merveilles
Et des bateaux à voiles.
 
Ecrire c'est rêver

J'écris pour toi
J'écris pour moi
J'écris pour ceux qui liront
Et pour ceux qui ne liront pas.
 
Ecrire c'est aimer

J'écris pour ceux d'ici
Ou pour ceux qui sont loin
Pour les gens d'aujourd'hui
Et pour ceux de demain.

Ecrire c'est vivre.

Geneviève Rousseau


Samedi 29 septembre 2007

Aimer,
c'est quitter son masque
et ses déguisements.
Aimer, c'est oser,
c'est prendre le risque,
c'est quitter la terre ferme,
c'est ne pas savoir à l'avance
ce qu'il y a devant,
c'est accepter l'inconnu,
l'inattendu,
l'imprévu,
et la rencontre.
Aimer,
c'est quitter son abri,
c'est essuyer le vent de face
et porter le soleil sur son dos.
Aimer,
c'est n'avoir plus d'autre maison que le chemin.


Extrait adapté de "Naître" de J.Debruyne, Editions Desclée

Lundi 2 juillet 2007

Je t'offre un soleil
dans mes mains nues
quelques touches de brume
un dé de pluie
et la ligne bleue des collines

sans guirlandes
sans papier cadeau
je t'offre un monde
avec mon coeur

 

Luce Guilbaud - (La petite fille aux yeux bleus - 1998) 

Dimanche 10 juin 2007
 


Sabine Sicaud : poèmes de la maladie


Quand avec le temps nos relations avec

notre entourage proche changent.

 


Quoiqu'on en dise la maladie marginalise,

c'est un fait, ne pas se voiler la face,

alors souvent la rancoeur s'installe ....








 



Vous parler?  Non.  Je ne peux pas.
Je préfère souffrir comme une plante,
Comme l'oiseau qui ne dit rien sur le tilleul.
Ils attendent.  C'est bien.  Puisqu'ils ne sont pas las
D'attendre, j'attendrai, de cette même attente.
Ils souffrent seuls.  On doit apprendre à souffrir seul.
Je ne veux pas d'indifférents prêts à sourire
Ni d'amis gémissants.  Que nul ne vienne.
La plante ne dit rien.  L'oiseau se tait.  Que dire?
Cette douleur est seule au monde, quoi qu'on veuille.
Elle n'est pas celle des autres, c'est la mienne.
Une feuille a son mal qu'ignore l'autre feuille,
Et le mal de l'oiseau, l'autre oiseau n'en sait rien.
On ne sait pas.  On ne sait pas.  Qui se ressemble?
Et se ressemblât-on, qu'importe.  Il me convient
De n'entendre ce soir nulle parole vaine.
J'attends, comme le font derrière la fenêtre
Le vieil arbre sans geste et le pinson muet...
Une goutte d'eau pure, un peu de vent, qui sait?
Qu'attendent-ils?  Nous l'attendrons ensemble.
Le soleil leur a dit qu'il reviendrait, peut-être...
Vendredi 25 mai 2007

Je vous souhaite un bon week end de Pentecôte.

Excusez mon silence sur vos blogs .Je suis de nouveau sous corticoides  pendant dix jours pour ma gorge qui me fait beaucoup souffrir.Je suis très fatiguée par ce traitement , alors de nouveau , je prends du repos forcé.Pour une fois, je vous dirai que je n'ai pas trop le moral .Cela m'arrive si rarement de ne plus avoir d'envies, de manquer de volonté, mais la maladie est plus forte ces temps-ci.Alors je vais aller puiser loin en moi les ressources nécessaires pour rebondir de nouveau.

Je pense fort à vous.Vous êtes tous dans mes pensées et je sais que cela va beaucoup m'aider.Merci pour vos mots, votre présence quotidienne, votre soutien inconditionnel.Une pensée très particulière pour tous ceux que la maladie, les aléas de la vie touchent.Courage.

Je vous laisse avec ce poème dédié à la mer que j'affectionne particulièrement.A bientôt.   LILIE

O mer, je ne connais plus délicat plaisir
que celui de fouler de mes pieds ton rivage
aux endroits tourmentés de la côte sauvage,
Pour peu que le labeur m'en laisse le loisir.

Rien ne m'est agréable autant que de choisir
Parmi tous ces galets, fruits d'un ancien clivage,
Et qu'en expert polit l'incessant avivage
La merveille qui sait répondre à mon désir.

Puis je reprends ma course un moment suspendue,
Le regard fasciné par l'immense étendue
De l'onde qui frémit aux caresses du vent

Et reflète si bien la grand-voûte azurée.
Ah que ne puisses-tu me revoir plus souvent,
Toi qu'au monts orgueilleux j'ai toujours préférée

Joseph Bironneau

Vendredi 4 mai 2007

Petit rien du tout

Sur mon épaule en berceau vivant

Des sanglots brûlent en trébuchant

Un chagrin décolle au firmament

Des pensées en tourment

Tu n'oses pas relever la tête

Tu te sens inutile, obsolète

Un être de plus et c'est tout

Un petit rien du tout

 

Tout doux,

Non, tu n'es pas rien du tout

pour moi tu es tout

Même si les autres te poussent à bout

 

Les autres sont des algues vulgaires

Qui s'étalent et volent à la mer

Et aux sirènes toute la lumière

Les ombres les enserrent

La vie alors sombre dans la nuit

Une nuit sans matin défini

Qui fait croire que tu n'es après tout

Qu'un petit rien du tout

 

Tout doux 

Non, tu n'es pas rien du tout

Pour moi tu es tout

Même si les autres te poussent à bout

Tout doux

Non, tu n'es pas rien du tout

Pour moi tu es tout

Même si la vie nous pousse à bout

 

Quand c'est moi qui perd l'équilibre

Et quand ta voix traverse mes fibres

Pour me dire au creux de mon cou

Tu n'es pas rien du tout

Tu n'es pas rien du tout

 

 

Kent Cokenstock

Dimanche 22 avril 2007

On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles,
mais en allumant la lumière.

On ne détruit pas le mal en luttant contre lui,
mais en faisant le bien.

On ne détruit pas la haine ou la peur en s'acharnant contre elles,
mais en laissant monter la tendresse-amour.

C'est en allant vers l'est que l'on s'éloigne de l'ouest.

C'est en allant vers plus de vie qu'on dépasse la mort.

C'est en allant vers ce qui dure qu'on est libre de ce qui ne dure pas.

Placide Gaboury, Paroles pour le coeur

Dystonie

  Josh Groban et Sarah Brightman

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