Texte Libre
En mémoire de Iona ,
n'oublions pas d'allumer nos rêves chaque soir
Pour aider Sophie (un cas bien réel), atteinte de sclérose en plaques, à trouver un logement décent , un petit clic chez Josée , merci
http://www.lejournaldesvoyages.com/

J 'attends. Le vent gémit. Le soir vient.
J'attends. Le vent gémit. Le soir vient. L'heure sonne.
Mon cœur impatient s'émeut. Rien ni personne.
J'attends, les yeux fermés pour ne pas voir le temps
Passer en déployant les ténèbres. J'attends.
Cédant au sommeil dont la quiétude tente,
J'ai passé cette nuit en un rêve d'attente.
Le jour est apparu baigné d'or pourpre et vif,
Comme hier, comme avant, mon cœur bat attentif.
Et je suis énervé d'attendre, sans comprendre,
Comme hier et demain, ce que je puis attendre.
J'interroge mon cœur, qui ne répond pas bien...
Ah ! qu'il est douloureux d'attendre toujours — rien !
je ne vous parle pas de sombres lassitudes
qu'on a lorsque le corps harassé d'habitudes
n'a plus pour se nourrir que de pâles raisons
lorsqu'on a fait de soi son unique raison
lorsqu'on a rien à perdre ,à vaincre ou à défendre
cette fatigue là est mauvaise à entendre
elle fait le front lourd ,l'oeil morne et le dos rond
et vous donne l'aspect d'un vivant moribond
mais se sentir plier sous le poids formidable
des vies dont un beau jour on s'est fait responsable
savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains
savoir qu'on est l'outil,qu'on est le lendemain
savoir qu'on est la source
aider une existence à continuer la course
et pour cela se battre à s'en user le coeur
cette fatigue là c'est du bonheur
et sûr qu'à chaque pas ,à chaque assaut qu'on livre
on va aider un être à vivre ou à survivre
et sûr qu'on est la route et le port et le gué
où prendrait -on le droit d'être fatigué?
la fatigue c'est un prix toujours juste
c'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes
c'est le prix d'un labeur,d'un mur ou d'un exploit
non pas le prix qu'on paie mais celui qu'on reçoit
Robert Lamoureux
Si on pouvait rassembler de tous les coins du monde tous les mots que l'on a jamais osé dire.On pourrait en faire une longue chaîne qui ferait le tour de la terre.
Tous ces mots emprisonnés depuis si longtemps et qui pourraient enfin prendre le chemin de la liberté
Mots lourds qui oppressent et qui deviendraient légers une fois libérés.
Tous les mots d'amour jamais prononcés ou qu'on ne répète plus parce qu'on les a déjà dit une fois.
Mots de tendresse qu'on est géné de dire parce qu'on n'y a pas été habitué ou qui nous paraissent sans importance.
Mots d'encouragement qu'on néglige et qui pourraient redonner le goût de vivre et d'agir
Mots d'explication qui dénoueraient les malentendus et qui délivreraient de l'orgueil
Mots d'apaisement qui feraient oublier la tristesse
Mots simples qui rappeleraient les petits bonheurs qui parcellent nos vies et qu'on ne voit pas toujours
Tous ces mots qu'on enferme,ou auxquels on est indifférent ,trop pris par ses propres difficultés ou maladroits en leur compagnie
Tous les mots rentrés et qui pèsent tant ,et qu'on tait par faiblesse croyant que c'est pour ne pas blesser,qui deviennent silence douloureux ou colère qui cherche à s'exprimer différemment en gestes ou en attitudes
Comme tout ce qui vit,les mots ont un caractère d'ambiguité qui les rend capables du pire comme du meilleur.
Les mots sont beaux en eux mêmes.Certains sont de vrais poèmes.
Mais c'est le coeur ,bon ou mauvais,qui les transforme et leur donne toute la densité,leur puissance d'expression.
Mots inoffensifs quand il sont seuls,mais qui à l'instar des humains , deviennent bêtes ou cruels quand ils s'associent pour attaquer.
Quand ils passent par un coeur ouvert ou généreux,ils peuvent apporter la paix,la compréhension,le pardon,l'explication et rétablir l'amitié compromise et parfois même rebâtir l'amour qui semblait détruit à tout jamais.
N'ayons pas peur des mots
Auteur inconnu
J'écris des mots bizarres
J'écris des longues histoires
J'écris juste pour rire
Des choses qui ne veulent rien dire.
Ecrire c'est jouer
J'écris le soleil
J'écris les étoiles
J'invente des merveilles
Et des bateaux à voiles.
Ecrire c'est rêver
J'écris pour toi
J'écris pour moi
J'écris pour ceux qui liront
Et pour ceux qui ne liront pas.
Ecrire c'est aimer
J'écris pour ceux d'ici
Ou pour ceux qui sont loin
Pour les gens d'aujourd'hui
Et pour ceux de demain.
Ecrire c'est vivre.
Geneviève Rousseau
Aimer,
c'est quitter son masque
et ses déguisements.
Aimer, c'est oser,
c'est prendre le risque,
c'est quitter la terre ferme,
c'est ne pas savoir à l'avance
ce qu'il y a devant,
c'est accepter l'inconnu,
l'inattendu,
l'imprévu,
et la rencontre.
Aimer,
c'est quitter son abri,
c'est essuyer le vent de face
et porter le soleil sur son dos.
Aimer,
c'est n'avoir plus d'autre maison que le chemin.
Extrait adapté de "Naître" de J.Debruyne, Editions Desclée
Je t'offre un soleil
dans mes mains nues
quelques touches de brume
un dé de pluie
et la ligne bleue des collines
sans guirlandes
sans papier cadeau
je t'offre un monde
avec mon coeur
Luce Guilbaud - (La petite fille aux yeux bleus - 1998)
Sabine Sicaud : poèmes de la maladie
Quand avec le temps nos relations avec
notre entourage proche changent.
Quoiqu'on en dise la maladie marginalise,
c'est un fait, ne pas se voiler la face,
alors souvent la rancoeur s'installe ....
Vous parler? Non. Je ne peux pas.
Je préfère souffrir comme une plante,
Comme l'oiseau qui ne dit rien sur le tilleul.
Ils attendent. C'est bien. Puisqu'ils ne sont pas las
D'attendre, j'attendrai, de cette même attente.
Ils souffrent seuls. On doit apprendre à souffrir seul.
Je ne veux pas d'indifférents prêts à sourire
Ni d'amis gémissants. Que nul ne vienne.
La plante ne dit rien. L'oiseau se tait. Que dire?
Cette douleur est seule au monde, quoi qu'on veuille.
Elle n'est pas celle des autres, c'est la mienne.
Une feuille a son mal qu'ignore l'autre feuille,
Et le mal de l'oiseau, l'autre oiseau n'en sait rien.
On ne sait pas. On ne sait pas. Qui se ressemble?
Et se ressemblât-on, qu'importe. Il me convient
De n'entendre ce soir nulle parole vaine.
J'attends, comme le font derrière la fenêtre
Le vieil arbre sans geste et le pinson muet...
Une goutte d'eau pure, un peu de vent, qui sait?
Qu'attendent-ils? Nous l'attendrons ensemble.
Le soleil leur a dit qu'il reviendrait, peut-être...
Je vous souhaite un bon week end de Pentecôte.
Excusez mon silence sur vos blogs .Je suis de nouveau sous corticoides pendant dix jours pour ma gorge qui me fait beaucoup souffrir.Je suis très fatiguée par ce traitement , alors de nouveau , je prends du repos forcé.Pour une fois, je vous dirai que je n'ai pas trop le moral .Cela m'arrive si rarement de ne plus avoir d'envies, de manquer de volonté, mais la maladie est plus forte ces temps-ci.Alors je vais aller puiser loin en moi les ressources nécessaires pour rebondir de nouveau.
Je pense fort à vous.Vous êtes tous dans mes pensées et je sais que cela va beaucoup m'aider.Merci pour vos mots, votre présence quotidienne, votre soutien inconditionnel.Une pensée très particulière pour tous ceux que la maladie, les aléas de la vie touchent.Courage.
Je vous laisse avec ce poème dédié à la mer que j'affectionne particulièrement.A bientôt. LILIE
O mer, je ne connais plus délicat plaisir
que celui de fouler de mes pieds ton rivage
aux endroits tourmentés de la côte sauvage,
Pour peu que le labeur m'en laisse le loisir.
Rien ne m'est agréable autant que de choisir
Parmi tous ces galets, fruits d'un ancien clivage,
Et qu'en expert polit l'incessant avivage
La merveille qui sait répondre à mon désir.
Puis je reprends ma course un moment suspendue,
Le regard fasciné par l'immense étendue
De l'onde qui frémit aux caresses du vent
Et reflète si bien la grand-voûte azurée.
Ah que ne puisses-tu me revoir plus souvent,
Toi qu'au monts orgueilleux j'ai toujours préférée
Joseph Bironneau
Petit rien du tout
Sur mon épaule en berceau vivant
Des sanglots brûlent en trébuchant
Un chagrin décolle au firmament
Des pensées en tourment
Tu n'oses pas relever la tête
Tu te sens inutile, obsolète
Un être de plus et c'est tout
Un petit rien du tout
Tout doux,
Non, tu n'es pas rien du tout
Même si les autres te poussent à bout
Les autres sont des algues vulgaires
Qui s'étalent et volent à la mer
Et aux sirènes toute la lumière
Les ombres les enserrent
La vie alors sombre dans la nuit
Une nuit sans matin défini
Qui fait croire que tu n'es après tout
Qu'un petit rien du tout
Tout doux
Non, tu n'es pas rien du tout
Pour moi tu es tout
Même si les autres te poussent à bout
Tout doux
Non, tu n'es pas rien du tout
Pour moi tu es tout
Même si la vie nous pousse à bout
Quand c'est moi qui perd l'équilibre
Et quand ta voix traverse mes fibres
Pour me dire au creux de mon cou
Tu n'es pas rien du tout
Tu n'es pas rien du tout
Kent Cokenstock
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On ne détruit pas les ténèbres en luttant contre elles,
mais en allumant la lumière.On ne détruit pas le mal en luttant contre lui,
mais en faisant le bien.On ne détruit pas la haine ou la peur en s'acharnant contre elles,
mais en laissant monter la tendresse-amour.C'est en allant vers l'est que l'on s'éloigne de l'ouest.
C'est en allant vers plus de vie qu'on dépasse la mort.
C'est en allant vers ce qui dure qu'on est libre de ce qui ne dure pas.
Placide Gaboury, Paroles pour le coeur



